Au cœur du XIIIe arrondissement de Paris, l’ensemble Sequana se présente, en 2025, comme une figure emblématique de la rénovation urbaine intelligente et engagée. Signée par l’agence d’architecture Art Charpentier, la transformation de ce vaste ensemble traduit tout le potentiel de l’architecture contemporaine à recomposer la ville autour d’espaces publics enrichis et d’une démarche durable assumée. Avec ses 21 000 m² repensés autour du confort des usagers, des mobilités douces et d’un design tourné vers l’économie circulaire, le Sequana s’affirme désormais comme un modèle parisien de restructuration tertiaire. Entre continuité urbaine, reconquête de la lumière naturelle et intégration du végétal, ce projet redéfinit les standards du bureau nouvelle génération au bord de la Seine, là où Paris invente sa métropole de demain.
Transformation innovante de Sequana : une nouvelle ère pour l’architecture tertiaire à Paris
Le récit de la mutation de l’ensemble Sequana commence par un contexte urbain unique, façonné au fil des ambitions du quartier Paris Rive Gauche et des impératifs de la ville durable. Situé à l’angle stratégique de la rue Neuve Tolbiac et du quai Panhard et Levassor, ce campus de bureaux impressionne autant par sa dimension que par son inscription dans un territoire urbain foisonnant où coexistent logements neufs, ateliers d’artistes renommés comme les Frigos, établissements universitaires, et perspective iconique sur la Seine.
Initialement conçu au tournant des années 2000 par Art Charpentier et Robert Lewis Turner, Sequana avait été pensé comme un immeuble tertiaire ultra-flexible, alliant transparence, larges plateaux dégagés de toute structure apparente, et surfaces généreuses. Pourtant, après deux décennies d’exploitation, l’ensemble portait les marques d’une époque révolue : partition entre deux immeubles, entrées multiples, espaces communs parfois sous-utilisés, et surtout, des standards environnementaux à réinventer face aux exigences du Décret Tertiaire et du réchauffement climatique.
À la faveur d’une profonde réflexion sur la place de l’architecture dans l’urbanisme contemporain, Art Charpentier a mobilisé son expertise pour faire de Sequana la synthèse de la rénovation urbaine intelligente : fusion des bâtiments par un socle central, création d’une entrée unique fédératrice, ouverture des espaces sur l’extérieur, multimodalité affirmée – la piste cyclable double sens dessine ici un nouveau lien avec la ville – et ancrage dans un paysage urbain hybride où public et privé se répondent.
L’enjeu majeur : abolir toute frontière entre les différents univers – travail, détente, restauration, espace public – pour permettre à chaque usager de s’approprier le lieu, qu’il s’agisse d’un salarié hyperconnecté, d’un étudiant de Paris Diderot en quête d’un café, ou d’un visiteur séduit par l’effervescence des nouveaux espaces ouverts sur la végétation. Cette transformation innovante se retrouve dans chaque strate du projet : ponctuation du rez-de-jardin par des gradins végétalisés permettant un cheminement doux, création de patios ouverts, gradation des usages du rez-de-chaussée jusqu’à la toiture-terrasse désormais accessible.
Ce modèle, où l’ensemble Sequana fusionne avec son environnement tout en s’ouvrant à de nouveaux usages, bouscule les certitudes de l’immobilier tertiaire traditionnel à Paris : ici, la surface totale est rationalisée, mais chaque mètre carré redevient espace partagé, modulable, propice à l’innovation humaine autant qu’architecturale. Ainsi, la transformation d’ensemble, révélatrice du génie d’Art Charpentier, offre à Paris un signal fort en matière de rénovation urbaine et d’intégration harmonieuse des lieux de travail contemporains.
Architecture et urbanisme : recomposer la ville autour de Sequana
La qualité de cette transformation du Sequana ne se limite pas à l’esthétique : elle résonne avec la réflexion urbaine en cours à Paris sur la densification intelligente, la revitalisation des zones tertiaires vieillissantes et la création de nouveaux espaces publics à la croisée des usages. L’intégration naturelle des mobilités douces, le fait de prioriser le piéton, de multiplier les accès vélos, revivifie le rapport de Sequana à la ville.
Au niveau du rez-de-jardin, l’ouverture d’une percée centrale plantée transgresse l’ancien morcellement de la parcelle pour offrir un continuum végétal reliant la Seine à la vitalité de la rue des Frigos. Ce geste d’urbanisme fort, rare dans la rénovation tertiaire parisienne, rétablit une couture urbaine, transforme la coupure entre les bâtiments en un espace public fédérateur.
La double orientation sur la Seine et la ZAC, la proximité immédiate d’ateliers d’artistes et de lieux de vie, fait de Sequana un exemple avancé de mixité urbaine où l’architecture n’est pas qu’une question d’enveloppe mais un acteur majeur de la dynamique de quartier à Paris. Ce nouvel équilibre dessine des perspectives inédites pour la rénovation urbaine, et fait émerger une véritable “adresse publique”, bien au-delà du simple espace de bureaux.
Réhabilitation durable et design responsable dans l’ensemble Sequana
La réhabilitation de l’ensemble Sequana apparaît comme l’incarnation d’un design durable, où chaque décision architecturale vise à valoriser l’existant tout en anticipant sur les attentes futures de la ville. Cette démarche ne relève pas d’un simple effet d’annonce mais d’une stratégie concrète, soigneusement articulée autour du réemploi des matériaux, de la gestion efficiente des surfaces et des performances énergétiques optimisées.
La structure mixte béton-acier du Sequana, héritée du projet d’origine, a offert un formidable terrain de jeu à Art Charpentier pour réinventer les espaces : en travaillant sur la rationalisation des circulations, la concentration des locaux techniques, ou l’ouverture de nouveaux espaces d’échanges, l’agence a su limiter l’empreinte carbone de la réhabilitation tout en enrichissant la capacité d’accueil. Il s’agissait notamment d’éviter toute démolition massive au profit d’une métamorphose en profondeur respectueuse du patrimoine architectural, mais aussi moins consommatrice de ressources.
La transformation mise en œuvre révèle un écosystème où matériaux bruts et choix écoresponsables s’imposent partout : habillages en bois ou métal issus du réemploi, traitement paysager soigné utilisant des essences locales, installation de dispositifs économes comme l’ajout de stores solaires adaptés à la façade existante pour répondre à l’enjeu du confort thermique sans altérer l’esthétique d’origine. À chaque étape, la conception privilégie l’intelligence constructive à la surenchère technologique.
Exemple frappant : sur les plateaux de bureaux, la conservation des larges baies vitrées permet une luminosité naturelle exceptionnelle, tandis que la cloison coupe-feu vitrée qui sépare chaque demi-plateau combine sécurité et transparence. Ce choix architectural s’inscrit dans la volonté de réconcilier design, performance environnementale et flexibilité d’usages, anticipant l’évolution des modes de travail. Les espaces sont livrés “en blanc”, prêts à être adaptés pour divers locataires, des start-ups jusqu’aux grandes entreprises, sans perte de m² ni gaspillage d’énergie.
Le volet paysager n’est pas en reste : les gradins végétalisés, les patios plantés et la toiture-terrasse rendue accessible multiplient les espaces extérieurs, offrent des lieux de pause ou de réunion à l’air libre et inscrivent, dans l’horizon urbain du XIIIe arrondissement, la signature forte d’une architecture végétale régénératrice.
Réemploi, sobriété et innovations techniques au cœur de la rénovation urbaine
À travers la restructuration du Sequana, la logique de design durable se traduit également dans les choix d’aménagement intérieur et de traitement des façades. L’absence d’intervention lourde sur les murs-rideaux, remplacée par l’installation de stores textile extérieurs et l’intégration discrète d’éléments techniques, témoigne de la volonté de préserver le bâti originel tout en améliorant son efficacité énergétique.
La rénovation urbaine selon Art Charpentier ne s’arrête pas à l’enveloppe : elle intègre la modularité des espaces, la mise en valeur de la lumière naturelle jusqu’aux circulations verticales, et la recomposition minutieuse des paliers, halls et espaces partagés.
Ces innovations rejoignent la tendance de fond du design tertiaire à Paris : favoriser un environnement de travail collaboratif, écoresponsable, connecté aux lieux de vie et ancré dans les nouveaux standards de l’architecture écologique européenne.
Repenser les espaces intérieurs pour un cadre de vie et de travail innovant
L’intérieur du Sequana déploie toute l’inventivité d’Art Charpentier en matière de design d’espace, avec la volonté affichée de transformer le bureau classique en lieu de vie inspirant. L’ensemble des circulations a été repensé pour favoriser la transversalité : des halls réaménagés aux gradins arborés, chaque zone est envisagée comme un espace hybride, propice à l’émergence de nouvelles pratiques professionnelles et sociales.
Par exemple, le grand hall du rez-de-chaussée, traversé par un escalier monumental faisant également office de gradins, sert à la fois de lieu d’échange fluide entre les deux bâtiments et de cœur vivant pour les coworkeurs, collaborateurs ou visiteurs ponctuels. Les espaces collaboratifs ouverts sur le patio invitent à repenser le temps de la pause, du déjeuner, de la réunion informelle – un parti-pris qui rompt avec la standardisation des immeubles tertiaires parisiens des décennies précédentes.
Là où les plateaux de bureaux classiques cloisonnaient les usages, le Sequana offre aujourd’hui une flexibilité radicale. Les plateaux spacieux, baignés de lumière, autorisent aussi bien l’open space que la recomposition à la carte des cloisons, pour répondre aux besoins changeants des locataires. La hauteur de plafond généreuse, supérieure à la moyenne, accentue la sensation d’espace et s’accompagne de points d’apport de lumière naturelle jusque dans les circulations secondaires grâce à la suppression de portes pleines au profit de portes vitrées.
Cette recomposition du paysage intérieur s’accompagne d’une réflexion profonde sur la convivialité et la qualité d’accueil : la zone de restauration polymorphe du rez-de-jardin, polymorphe et ouverte, accueille kiosques, bar à salades, coin café ainsi que des espaces transformables en surfaces de travail ou de réunion informelle en dehors des heures de repas. Franchir les portes du Sequana, c’est accéder à un microcosme urbain dans la ville, où l’on peut passer de la concentration à la détente, croiser un partenaire business ou travailler à l’ombre d’un arbre en rooftop.
De tels choix révèlent la volonté d’Art Charpentier d’insuffler au Séquana une nouvelle culture de l’espace de travail, fondée sur la modularité, la porosité des usages et l’extraversion. Ce modèle préfigure les évolutions à venir dans le design tertiaire à Paris.
Un socle actif, cœur de la vie sociale et professionnelle
Ce qui distingue Sequana, c’est aussi la création d’un “socle actif” réunissant les principales fonctions partagées du site : espaces collaboratifs, restauration polymorphe, commerces et fitness, connectés par un patio planté. Ce socle concentre les flux, crée des rencontres et favorise la porosité entre intérieur et extérieur.
Au-delà du simple hall, cet espace de convergence s’inscrit dans la vision de la transformation des espaces publics par l’architecture : on y passe, on s’y arrête, on s’y retrouve, on y travaille… C’est aussi là que les riverains, usagers des équipements voisins, étudiants ou retraités du quartier, croisent les salariés et habitants, brouillant à dessein la frontière entre privé et public.
Espaces publics, mobilité douce et lien social : Sequana et la dynamique urbaine du XIIIe arrondissement
La réinvention de l’ensemble Sequana par Art Charpentier prend tout son sens à l’échelle du quartier, où l’urbanisme parisien cherche à renforcer l’attractivité et la résilience des territoires. Dans un environnement où se côtoient campus universitaires, logements, lieux alternatifs et bords de Seine, Sequana devient un puissant catalyseur de rencontres et d’échanges, favorisant la diversité des usages et l’intégration de nouvelles mobilités.
Les gradins végétalisés qui relient rythmiquement le rez-de-chaussée et le rez-de-jardin constituent un dispositif clé : équipés d’assises confortables et jalonnés d’espaces arborés, ils ouvrent Sequana sur la ville, invitant passants, cyclistes et travailleurs à s’approprier le lieu en douceur. La création d’un cheminement continu entre la rue et le coeur d’îlot redonne de la lisibilité urbaine au site, tout en affirmant une nouvelle vocation de place publique.
La transformation du site se traduit aussi par l’extension de l’offre de restauration et de commerce : des espaces modulaires à emporté (“take away”) ouverts sur les aménagements paysagers, des terrasses haut perchées où la vue s’étire vers la Seine et les toits de Paris ; autant de lieux hybrides appelés à accueillir des événements, des marchés, voire des ateliers collaboratifs en lien avec les structures du quartier.
Élise, jeune architecte résidant rue du Chevaleret, retrouve régulièrement ses amis sur la toiture-terrasse du Sequana, nouvel espace d’afterwork où se mêlent collaborateurs et riverains. Le midi, elle déjeune dans la cour plantée au cœur du socle, croisant étudiants et employés venus profiter des kiosques solaires. Cet échange spontané incarne la philosophie d’Art Charpentier : l’architecture comme vecteur de lien social, forgeant un quartier où la porosité des usages stimule l’innovation citoyenne.
L’ouverture du Sequana s’inscrit donc dans un mouvement plus vaste, celui de l’émergence à Paris d’espaces publics “augmentés”, capables de conjuguer performance environnementale, accueil et urbanité, à l’image des grandes opérations européennes de la décennie. Ici, la ville se fabrique dans l’interaction, la transition douce, le partage, comme pour mieux préparer l’avenir post-carbone du XIIIe arrondissement.
Sécurité, accessibilité et bien-être : le bureau nouvelle génération à l’épreuve de la réalité
Dans le Sequana rénové, la question de l’accessibilité et du confort n’est jamais accessoire : elle structure la totalité de la conception. Les dispositifs de sécurité incendie sont modernisés sans altérer la clarté des espaces, et la signalétique est pensée pour faciliter l’orientation des visiteurs et usagers.
Les aménagements favorisent les mobilités actives : parkings vélos abrités et sécurisés, raccordement direct aux pistes cyclables, douches et vestiaires intégrés aux services pour salariés adeptes du vélo ou du jogging matinal le long de la Seine. L’accès PMR (personnes à mobilité réduite) est garanti à tous les niveaux, dans une logique d’inclusivité avancée.
Chaque détail de la rénovation témoigne d’un soin particulier porté au bien-être physique et mental de ses utilisateurs. Les matériaux naturels, la lumière omniprésente, la possibilité de travailler aussi bien dans le patio que dans les salons ou les rooftops, contribuent à ce que les nouveaux espaces Sequana s’imposent comme un cadre de référence pour le bureau nouvelle génération à Paris.
Sequana, laboratoire de transformation architecturale : perspectives pour la rénovation urbaine à Paris
La métamorphose de l’ensemble Sequana signe l’avènement d’une nouvelle philosophie architecturale à Paris, où le patrimoine existant devient la matière première de la transformation urbaine. Art Charpentier démontre magistralement qu’il est possible de conjuguer l’exigence environnementale, le design durable et l’urbanisme participatif au sein d’un même projet.
En misant sur la réhabilitation plutôt que la démolition-reconstruction, le projet affiche une sobriété vertueuse, tout en délivrant un signal positif à la ville sur la capacité de ses acteurs à innover sans renoncer à son identité.
Au moment où Paris fait face à des enjeux majeurs – transition énergétique, raréfaction du foncier, attentes nouvelles des utilisateurs – Sequana montre la voie de la transformation intelligente, au bénéfice de la qualité de vie, du lien social et de la ville durable.
Ce laboratoire d’architecture est déjà observé en France et en Europe comme un modèle pour l’ensemble des rénovations tertiaires à venir. Les architectes, urbanistes, collectivités et investisseurs suivent de près la réussite de cette opération, susceptibles d’en transposer les enseignements sur de futurs sites à fort potentiel.
L’exemple de Sequana, dans le XIIIe arrondissement, appelle à poursuivre la réflexion sur le rôle de l’architecture dans la fabrique de la ville : capacité à retisser le tissu urbain, créer de nouveaux espaces publics, revitaliser l’usage des bâtiments tout en soignant leur empreinte écologique. Paris, avec la transformation de Sequana, reste à l’avant-garde du mouvement européen de l’urbanisme régénératif.